Podcast SPLASH!

SPLASH !
Encyclopédie sonore d’un territoire

Production  Hélène Mathon
Réalisation  Agnès Mathon

 

Qu’avons-nous en commun ?  Qu’est-ce qui nous rassemble ou : comment nous rassemblons-nous ? Que se passe-t-il quand nous sommes amenés à vivre ensemble, en nous côtoyant, en nous frôlant les uns les autres ? Comment nous parlons-nous ? Les regards que nous portons sur nos semblables sont-ils doux, voyeuristes, inquisiteurs ? Pour mener cette enquête j’ai choisi d’aller à la rencontre des gens qui fréquentent des lieux publics. Pour ces trois premiers épisodes, au cours du mois d’Août 2020, je suis allée à la rencontre des gens qui fréquentent les piscines de Lombez, Samatan, Gimont et L’Isle-Jourdain. Portrait d’une partie du Gers, de la Gascogne, ces échanges que j’ai enregistrés permettent aussi, je crois, de se poser la question du privé et du public, de la beauté ou de l’amour, des rêves et des déceptions.

Episode 1

Au bord de la piscine de Lombez, j’ai rencontré une femme dont le père a été enfermé par les troupes de Franco avant d’être échangé contre des sacs de farine et de rencontrer au Maroc celle qui allait devenir sa femme. Au bord de la piscine de Gimont j’ai rencontré une femme née en Algérie d’une mère suédoise. Au bord de la piscine de L’Isle-Jourdain j’ai rencontré les enfants d’une famille syrienne. Et un parisien vivant à Montréal. Au bord du lac de Samatan, j’ai rencontré un animateur né en Russie. Et Kevin, un ado de quinze ans, que j’ai aimé écouter parler de sa relation aux autres. Alors si vous avez vingt minutes, voici le premier des trois épisodes de Splash !

 Episode 2

Aujourd’hui : Elodie, la cinquantaine magnifique. Tendez l’oreille : elle parle depuis un point que les femmes et le féminisme ont gagné, au cours des vingt dernières années : la force tranquille de dire ce qu’elles sont, en ne se souciant pas tant de ce qu’en penseront les autres. Elle parle à son corps, son corps lui parle, elle a accepté que j’enregistre ce dialogue.

Episode 3

A Lombez j’ai aussi rencontré un francilien qui ne parle que de Samatan. Ecoutez-le, c’est passionnant les gens qui rêvent : Jean rêve d’une piscine qui pourrait finir par exister – il s’y emploie –, dans son propre jardin, dont il veut faire un lieu ouvert à tous les jeunes, pour les sauver peut-être, comme il a été sauvé, lui-même – après être passé en maison de correction il y a près de cinquante ans. Contre ce cauchemar lié à l’adolescence, Georges invente une utopie qui pourrait finir par exister.